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POPPOSITIONS Off-Fair / 25 - 28 avril / Bruxelles / Solanne Bernard


  • Le Centre Tour à Plomb 20 Slachthuisstraat Brussel, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, 1000 Belgium (map)
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ADRESSE


LE CENTRE TOUR À PLOMB
Rue de l’Abattoir 20-26
Brussels (BE)

(Prix public : 7 € / Tarif réduit : 5 €)
 

Évènement Facebook


VIP & PRESS (sur invitation) :

Mercredi 24 avril 2019 de 12h à 18h

VERNISSAGE (sur invitation) :
Mercredi 24 avril 2019 de 18h à 22h

OUVERTURE PUBLIQUE :
Jeudi 25 avril 2019 de 13h à 20h
Vendredi 26 avril 2019 de 13h à 21h
Samedi 27 avril 2019 de 13h à 20h
Dimanche 28 avril 2019 de 13h à 18h

 

L.E.M.O.W. présente Quiet Conflict, un solo show de Solanne Bernard.
 

Solanne Bernard (Paris, 1991), artiste actuellement en master sculpture au Royal College of Art à Londres et diplômée de l’Académie des Beaux-Arts d’Edimbourg en 2015. Sa pratique artistique se concentre sur la notion ‘d’habiter un corps’ - humain, végétal ou animal. Elle introduit dans ses installations des éléments mortels, tels des fruits, des plantes ou des champignons, dans des états déformés, pourris. Ainsi, à travers une esthétique onirique, l’artiste explore notre monde par une réflexion phénoménologique de la chair. Les tissus organiques révèlent l’infinie complexité de ce processus de création. La sacralité des choses ne résiderait pas dans l’inatteignable fantasme de la perfection mais se cacherait dans la célébration de ce qui est amené à disparaître.


Quiet Conflict

Dans un monde où l'humain est devenu l'une des espèces commercialisables et où pèse la menace d’une standardisation des cultures, seules les industries les plus performantes sont compétitives et prennent place dans une multitude de pays. Le langage utilisé par les marques de woke-washing, utilisant la justice sociale à des fins de marketing, a permis d’imaginer que chaque « membre » découlait d’une même matrice. Cela contribue à véhiculer le concept d’une identité unique sous la forme d’une catégorie fixe. Le corps, sa perception et sa représentation, apparaît alors comme une construction sociale, tout comme le genre, la race, la classe ou l’orientation sexuelle. Une réappropriation de ces attributs est possible. Dévoilée dans toute sa complexité, l’identité s’avère multiple et changeante.

Face à ces mécanismes d’universalisation du particulier, Solanne Bernard construit des corps hybrides - entre machines et corps mortels - comme systèmes éclatés qui cherchent comme une nouvelle manière d’exister. Plus épais et robuste que la peau originelle, le tissu organique en révèle l’infinie complexité et devient vecteur d’une pulsion de vie.

Des philosophes féministes, telles que Rosi Braidotti ou Judith Butler, ont questionné la dimension la plus matérielle du sexe et de la sexualité : le corps. À savoir notre relation à la matière comme première donnée centrale de notre relation au monde. Cet intérêt porte sur un féminisme de la différence entendue comme une force (notamment sexuelle), génératrice de mouvement ou de déplacements. On ne parle plus d’une identité figée mais d’un sujet en perpétuel changement.

À travers Quiet Conflict, Solanne Bernard cherche à nous recentrer sur la notion d’habiter un corps. Partant de l’idée que la sacralité se cacherait dans ce qui est amené à disparaître, ces objets-symboles se heurtent à la réalité que l’on se donne de son propre corps et mettent en évidence les contradictions et les complexités de la fluctuation des corps vivants. Solanne Bernard modifie l’état de ses pièces et de leurs composants naturels et transforme ces entités robustes et vivantes en coquilles fragiles et mortelles. Il n’est pas question de se servir de l’art comme d’un outil de propagande pour appuyer des revendications politiques, mais comme un véritable « laboratoire » d’exploration identitaire.

Déconcertantes et attrayantes, une séduction dérangeante émane simultanément des oeuvres, offrant une forme de beauté monstrueuse. Les matériaux utilisés - la froideur de l’acier rappelant la machine et l’anti-humain, l’aspect clinique, les gels végétaux, les champignons germant de détritus, les algues régénératrices et détoxifiantes, utilisées tel un bio fuel - font de ces copies monstrueuses de corps organiques déformés, recréés, colorés, des corps créateurs.

Les humains vivent dans un système structuré, sociétal, les corps sont des systèmes à part entière, magnifiquement construits, ici l’artiste impose son système.

Luce Radot



COMMUNIQUÉ DE PRESSE QUIET CONFLICT - SOLANNE BERNARD

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